Un peu de moi

  • Ashimati
  • Ashimati
  • Homme
  • libertaire Poète maudit rêvant d'un monde qui n'existe plus un peu écrivain
  • Amoureux de la liberté, respirer le vent est mon crédo

I N F O S

Sceau fond blancThierry Le Gall

Couv-recueil.JPG


Un prénom Lola, pour une femme imaginaire, mais qui est la ligne directrice de nombre de mes poèmes, dont le maître mot reste l’amour, le vrai, le pur, le faux l’inaccessible, l’impossible. L’amour dans tous ses états, entrecoupé également de coups de gueule, de cris, et de désarrois.

 

Lola, c’est la femme que l’on aime, que l’on déteste, que l’on adule, que l’on hait, mais c’est avant tout la femme dans toute sa splendeur et dans toutes ses faiblesses, celle que l’on aime protéger et celle sans laquelle on ne peut vivre.

 

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Si je fais du tort à qui que ce soit, dites-le moi et je retirerai immédiatement les photos

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Je mène ma vie et toi la tienne
Je ne suis pas ici pour me plier à tes attentes
Et tu n'es pas ici pour te plier aux miennes
Tu es toi et je suis moi
Et si par chance nous nous trouvons
Ce sera merveilleux

Frédérick Perls

Chaine tournante

Le roman inachevé

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe.
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Louis Aragon

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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 15:57
Le loup et le chêne

Un vieux loup solitaire, au regard pierre de lune
Errait dans la forêt enveloppée de brume,
Un vieux loup sans meute, libre de toute attache
Fier de toutes ses batailles gagnées avec panache.
Le loup se reposa à l'ombre d'un vieux chêne
Dévorant sans chichis les glands jonchant le sol
S'étirant à l'abri des branches parasol
Misanthropie d'un roi à la vie béotienne.
Son festin achevé il voulu s'assoupir
Afin de conquérir un sommeil mérité
Oublier sa carcasse qui le faisait gémir
Au milieu de ses rêves il se vit réveillé.
« N’aurais-tu point omis en t’allongeant ainsi
Le plus petit bonsoir ou alors comment va ?
Tu ripailles à l’aise au milieu de mes bras
Sans gêne que n’es-tu, vois venir le roussi ».
A la voix d'outre tombe venue dessus sa tête
Notre animal poilu répondit sans malaise
"Je festoie à ma guise ne vous en déplaise
S'il m'était possible j'en prendrais une brouette".
Mais dès lors les branches se mirent à frémir
En tremblant de partout faisant tomber les glands
La pluie végétale couvrit le vil brigand
L’enterrant en entier jusqu’à son déplaisir.
Le soleil était haut quand enfin l'animal
Pu se sortir de l'amas de fruits savoureux
Il clopinait fort et portait basse sa queue
Son crâne résonnait de chansons pastorales.
Le loup reprit chemin sous les grandes futaies
Ruminant la leçon de ce grand roi des bois
« Il serait vraiment bon que la prochaine fois
Je me fasse inviter pour éviter ces plaies »

Si pour faire un Tout, il faut de tout
Pour faire le bien, il suffit d'un rien

FeudeBelt et Ashimati
12 juin 2010
Ashimati


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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 14:29

 


L’art et le divin

J’ai croisé ton regard au reflet de l’eau claire
Perdant tous mes égards au pied de ce calvaire
Les yeux fous et hagards, j’ai déchiré ma chair
Pour t’offrir mes retards sur un plateau de vair

Laisse-moi encore voir l’aurore boréale
Auprès de ce lavoir en songe de kabbales
Que nous faisions pleuvoir aux ombres ancestrales
De ce cristallisoir d’allure cardinale

Je n’ai jamais aimé que tes fragrances noires
Sur mon cœur parfumé et je meurs tous les soirs
Brûlant sous l’okoumé de ne plus te savoir
Aux gestes inexprimés, mienne, en encensoir

Et mon azur se meurt lâché aux vents divins
Bien loin de tous ces heurts, je ne veux que ton vin
Donne-moi tes ardeurs, fais de moi ton devin
Je serai confesseur de tes yeux clandestins

09 juin 2010

Ashimati


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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 20:15

A4tourbillon de vie dos

 

 

Préface


  Pour prendre son envol, un oisillon doit déployer ses deux plumes…

Pour planer au-dessus du temps, il lui faut acquérir une belle envergure…

Thierry a fait la route, en a connu les mines, les guerres, les combats, tout ce qui fait la mort… Tout en transportant son barda sur le dos, il a cueilli au détour d'un fossé, les larmes de Chantal, et les a déposées au rebord de son cœur…


Elle qui au plein jour, n'y voyait plus qu'en noir, apprit de chaque vol, une couleur nouvelle. Tout ce qui fait la vie...

Ce n'est pas le hasard qui les menèrent tous deux dans le ciel poésie…

Il est des légendes qui se content le soir au coin du feu...
Il est des histoires, qui se cousent d'un fil de rimes....

 

 

AMBRE DELUNE

 

® Copyright

Tous droits réservés à Chantal Champion & Thierry Le Gall

Éditeur : Oasis des Artistes

http://www.oasisdesartistes.com

oasisdesartistes@orange.fr

2e trimestre 2009

 


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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 12:16

 

Una Dolce Vita

 

Elle est là dans ce grand fauteuil

Petite perle au coin de l’œil

Une voilette de marquise

Et sur son bibi des cerises

 

On l’ignore bien trop souvent

Mais se souvient de ces amants

Elle qui ne fut jamais soumise

Et sur son bibi des cerises

 

Elle regarde le temps qui fuit

Au fond de ce petit réduit

Les yeux verts emplis de bêtises

Et sur son bibi des cerises

 

Ah l’amour dans les champs en fleur

Liberté du merle siffleur

Bien loin de toutes convoitises

Et sur son bibi des cerises

 

Demain sera sur le chemin

Avec un bouquet de jasmin

Ira au milieu des cytises

Et sur son bibi des cerises

 

06 juin 2010

Ashimati

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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 02:41

Un bon moment de guitare

Tamacun


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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 18:26

Mirage

J’ai sculpté ton doux visage

En cristaux de sable gris.
Au beau milieu des nuages
Est apparu ce vieux sage
Et de toi me suis épris
Alors, envolée ma rage
Ce jour où tu m’as souri.

J’ai sculpté ton doux visage

Tel un chant plus beau qu’un cri
Qui laisse dans son sillage
Le reflet blanc d’un mirage
Au doux parfum de Paris.
J’ai laissé cet air marri
Accoudé au bastingage
Ne voyant que cette plage
Ou se nichent les colibris

25 Août 2009

Ashimati

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 19:23

Les yeux du souvenir


Assis au milieu des bruyères mauves à l’extrémité du « Beg Ar Raz* », sous un ciel un peu gris comme il sied à ce paysage, je respire le vent iodé, mes yeux verts délavés par les embruns fixent à quelques nautiques, l’île druidique de Sein, enveloppée d’un doux crachin de septembre. J’aime cette eau salée qui dégouline sur mon visage, le purifie. Un moment de bonheur simple que seul, ces endroits sauvages peuvent offrir.
La mer est à l’étale, la houle est faible pour l’instant, trois - quatre mètres, le courant environ six nœuds, les ligneurs sont à la traîne slalomant entre les écueils au péril de leur vie, pour quelques bars, le poisson roi. Une petite demi-heure avant le jusant qui va grossir les lames de fond et transformer ce lieu en véritable enfer........
Souviens-toi quand tu naviguais, toi aussi
Rappelle-toi, ces vieux dictons :

Qui voit Molène voit sa peine
Qui voit Groix voit sa croix
Qui voit Ouessant voit son sang
Qui voit Sein voit sa fin

Je ne sais plus combien de fois, je suis passé ici, en « eaux resserrées », franchissant ce raz, laissant à tribord La vieille* et à bâbord Tévennec*, sous le feu bienveillant d’Ar Men*, les alignements ne sont pas aisés pour virer au milieu sans taper, il faut laisser la Tourelle de La Plate* en cardinale ouest*, avant de tirer sur Pen-Hir et la pointe des Espagnoles, pour rejoindre Brest, mon port d’attache.
Combien de marins reposent en cette chaussée ? Seul Neptune le sait, les Sénans aussi.
C’est un véritable piège pour les néophytes, l’Iroise, cette mer celtique, la plus dangereuse du monde, possède aussi le plus vaste cimetière englouti, tu sais que là sur tribord avant, entre le Raz et le Van, se trouve la Baie des trépassés. Célèbre, sinistre et pourtant si belle par bleu ciel. J’ai toujours eu quelques frissons en naviguant en cette zone, peut-être à cause de ce que l’on raconte.
On entend certaines nuits, les pleurs contenus des femmes de marins disparus que la mer n’a pas encore rendu, point de corps, point de tombe.
Baë An Anaon*, tes secrets jamais révélés, tes lamentations lorsque tu n’as pas ton du, le hurlement de tes déferlantes. Chaque famille doit te payer le tribut, pour que les autres puissent simplement vivre et pêcher. On raconte même que tu fus le rendez-vous des naufrageurs, combien d’âmes as-tu pris avant qu’Ar Men ne se dresse devant toi ?
Je n’ai jamais su si tout cela était vrai, tellement il y a d’histoires effrayantes qui règnent sur les océans. Homère raconte qu’Ulysse franchissait ce passage la peur au ventre, imaginant sous la coque de son navire, les monstres marins qui pouvaient surgir n’importe où, n’importe quand, engloutissant hommes et embarcations, l’hydre de Lerne*, le Dunkléosteus* et autre Léviathan*. Peu d’hommes en ont réellement vu, excepté quelques calmars géants de trente mètre de long, où des pieuvres dont le fameux Kraken*. Combien de ces légendes ont apeuré les plus aguerris des navigateurs. Quand tu es seul, au milieu de l’océan, ton imaginaire prend souvent l’eau.
Il y a et il y aura toujours une part de mystère autours de ces eaux glacées et l’on n’expliquera jamais certaines disparitions. Les hommes savent et ferment les yeux, les femmes prient. Mais quels Dieux ? Ceux que l’on ne connaît que de mères en filles, qui ne sont connus que des femmes druides redoutant colère et pouvoir.
Gardons nos croyances et nos légendes, celles qui font la différence entre les terriens et les hommes au visage buriné par le sel.


Lexique


Beg Ar Raz : Le raz de Sein

La vieille : Le phare de la Vieille est un phare maritime du Finistère construit de 1882 à 1887 sur le rocher de la Gorlebella (la roche la plus éloignée en breton). Il éclaire et sécurise fortement le passage du raz de Sein en compagnie de la tourelle de la Plate (cardinale ouest). Il est situé à un mille marin du raz de Sein sur la commune de Plogoff

Tévennec : Le phare de Tévennec est situé à la pointe occidentale de la Bretagne (département du Finistère), dans la partie nord du raz de Sein au large de la pointe du Van. Il accompagne le feu de la Vieille dans la sécurisation du passage du raz de Sein, qui présente de nombreuses difficultés.

Ar Men : Le phare d'Ar-Men (le rocher ou encore la pierre en breton) est un phare en mer construit entre 1867 et 1881 à l'extrémité de la Chaussée de Sein, à la pointe ouest de la Bretagne. Il porte le nom du rocher sur lequel il a été érigé.

Tourelle de La Platte : La plus connue en France est celle du raz de Sein, encore appelée « Petite Vieille » (Groac’h Bihan en breton), elle accompagne le phare de la Vieille dans le raz de Sein, face à la pointe du Raz

Cardinale ouest : Signifie qu’il faut laisser la tourelle à l’est

Baë An Anaon: ou Bac An Anaon - La baie des Trépassés

L’Hydre de Lerne : Mythologie grecque - Cette créature est décrite comme un serpent d'eau à corps de chien possédant plusieurs têtes, dont une immortelle. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées, et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l'animal – Terrassé par Héraclès durant ses 12 travaux

Léviathan : Mythologie phénicienne - Monstre marin
Seul l’épée de Dieu peut le tuer- Son corps est recouvert d’écailles, il crache le feu et de la fumée sort de ses narines – Souvent représenté par un serpent mesurant jusqu’à 75 mètres

Dunkléosteus : Poisson mesurant de 3 à 5 mètres de long. Ses plaques buccales pouvaient facilement couper un homme en deux.

Kraken : Mythologie scandinave, sorte de pieuvre gigantesque


Sources :
La citée de la mer
Monstres et légendes
Wikipédia


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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 16:37

Sang Rang Cœur

J’ai des trous plein les bras, et la tête en coton
J’erre dans ces couloirs au milieu de fantômes
Je ne sais plus pourquoi, le cœur en hématomes
Je tangue bord sur bord sur mes jambes carton

Viens rire mon ami sur nos vies de baston
Des rails au vieux rhum qui ont fait nôtre vie,
Une pipe d’opium dans la jonque pourrie
J’aimerai bien crever plus près de Saigon

La belle Mama San de la maison Fuy Son
Qui m’avait enflammé nous procure les filles
De ce triangle d’or, au parfum de myrtille
De mon âme perdue je suis en déraison

Mais loin de ces plaisirs, c’est le bruit du canon,
Mes paumes caressant les crosses des Eagles
La cordite en parfum et la boue sur la gueule
Mieux qu’un corps féminin me donnent des frissons

Vois ces petites gens, les donneurs de leçons
N’ayant jamais bougé leur cul de leur télé
Qui osent te dire encor’ « c’est pas bien de tuer »
Mais appellent au secours, les vulgaires limaçons

Il n’y a plus que nous criant à l’unisson
Que nous avions raison d’aller ainsi nous battre
Prends tes médicaments et viens voir le psychiatre
Le monde entier nous hait nous livrant au pilon.


Envie de gueuler un coup, envers tous ceux qui n’ont jamais mis le nez dehors, qui ferment bien les volets pour ne rien voir, mais qui pour se donner bonne conscience, crient avec la meute, mais jamais en solo. A tous ceux qui nous font croire, que tous les hommes sont égaux et s’aiment mais qui ne dépassent pas leur paillasson, à vous tous, oui, vous qui faites semblant, parce que dire ce que l’on pense fait de nous des parias.
Rester bien au chaud et attendez la mort, elle viendra de toute façon et vous n’aurez jamais rien fait de bien ou de mal – Conscience bien tranquille, le paradis vous attend -

Ashimati

 


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Par Ashimati - Publié dans : Poèmes - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 01:06

Couleur déchirée

Un vent de révolte souffle sur mes rides
Aux sons ancestraux des tam-tam vaudous


Le bracelet de fer entourant ma cheville
Inexorablement déchiquette ma peau
Je tire sur ma chaîne au milieu du troupeau
Frères de sang et sueur, quittant ce bidonville

Et je courbe le dos sous les coups des lanières
Le cuir contre le cuir, mais là je suis perdant
Je n’ai rien à gagner à perdre le néant
Juste crever debout, basculer dans l’ornière

Un vent de révolte souffle sur mes rides
Aux sons ancestraux des tam-tam vaudous


Aux cliquetis d’acier, sans but, en vain, je marche
Un zombie sans âme perdu dans ce désert
Arc-en-ciel de couleurs, il ne manque que le vert
Ou la folie se perd à l’ombre de cette arche

Dans cet horizon noir, alors je continue
Au son claquant du fouet, vois-tu cet œil mauvais ?
Jamais tu ne sauras qui je suis, où je vais
Disparaître, loin des horreurs, sans retenue

Un vent de révolte souffle sur mes rides
Aux sons ancestraux des tam-tam vaudous

 
18 mars 2010

Ashimati

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Par Ashimati - Publié dans : Poèmes - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 20:08

  

Putain de junkie

J’ai payé cash le droit de morfler
De faire crever mon âme
Et cette trace indélébile
Au fond de mon cerveau
Qui me brûle comme un tatoo sur la peau
J’ai vu Satan dans le noir des yeux
Le jour où j’ai croisé ton regard
Je navigue désormais sur des lacs de lave
Le Dieu des ténèbres me donne la force
De me pourrir le corps
Des rails aux cachetons, du gin pour le goût
Putain de junkie
Je crève de ton odeur
Je crève de ton sexe
Je crève de toi
Je crève
Je crève

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Par Ashimati - Publié dans : Poèmes - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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