Fatrasie – Fatras

Fatrasie – Fatras

 

La fatrasie est un poème médiéval dont la forme est apparue au XIIIe siècle et qui se doit d’apparaitre incohérent, mais qui réuni à d'autres, formait des petites pièces satiriques. Il faut donc jouer sur les non-sens
La forme extrêmement rigide et rigoureuse est composée de six vers de cinq syllabes (pentasyllabes), auxquelles se succèdent cinq vers de sept syllabes (heptasyllabes), le tout sur deux rimes.
Il existe des petites variantes du style "Fatras possible" où le non-sens disparaît.
Il faut impérativement négliger les vers longs qui casseraient le rythme, et utiliser au maximum les octosyllabes.
Exemple :
six vers en hexasyllabes suivit de
cinq vers en octosyllabes
Cela vient du fait que notre langue a évoluée aux cours des siècles, s'enrichissant de mots nouveaux.


La fatrasie
AABAABBABAB

Le fatras
AB AABAABBABAB
(Reprise des vers)

Double fatras
AB AABAABBABAB BA BBABBAABABA
(Reprise des vers)

Chaine tournante

Les deux textes suivants proviennent de ce site

Fatras et fatrasies


 

Fatrasie :(Anonymede la deuxième moitié du Xlllème siècle, souvent attribuées à Jehan Bodel. L'ensemble est connu sous le nom de Fatrasies d'Arras)  


Le son d'un cornet
Mangeait au vinaigre
Le cœur d'un tonnerre
Quand un béquet mort
Prit au trébuchet
Le cours d'une étoile
En l'air il y eut un grain de seigle
Quand l'aboiement d'un brochet
Et le tronçon d'une toile
Ont trouvé foutu un pet
Ils lui ont coupé l'oreille.

Un ours emplumé
Fit semer un blé
De Douvres à Oissent.
Un oignon pelé
S'était apprêté
A chanter devant

 


Fatras (Watriquet Brassennel de Couvin, ménestrel du Comte Gui de Blois. Ses écrits se situent entre 1320 et 1330.) Ses trente fatras sont les plus anciens que nous connaissions.)


Doucement me réconforte
Celle qui mon cœur a pris.
Doucement me réconforte
Une chatte à moitié morte
Qui chante tous les jeudis
Une alléluia si forte
Que les clenches de nos portes
Dirent que leur est lundi,
S’en fut un loup si hardi
Qu’il alla, malgré sa sorte,
Tuer Dieu en paradis,
Et dit : « Copain, je t’apporte
Celle qui mon cœur a pris. »

Vivre sans se retourner

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