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est un poème qui parodie un autre poème très connu à raison d'un vers parodié par strophe. Elle fut introduite en France avec Anne d’Autriche et les Espagnols. Elle ne s’est jamais bien
acclimatée chez nous.
Il n’y en a guère qu’une qui soit bien connue, celle de Sarrazin sur le Sonnet de Job de Benserade, qui donna lieu à la
querelle littéraire des Jobelins et des Uranistes en 1648. Dans la société française du XVIIe siècle, le moindre
incident était l’occasion de querelles littéraires, ou, comme on disait, de cabales.
Celle des Jobelins et des Uranistes (ou Uraniens ou encore Uranins) est l’une des plus fameuses par le bruit qu’elle fit et par ce qu’elle mit d’humeur poétique en mouvement.
Elle eut pour sujet deux sonnets entre lesquels se partagèrent la ville et la cour. L’un était le sonnet d’Uranie, par Voiture et
l’autre le sonnet de Job, par Benserade. Les partis prirent leur nom de l’œuvre qui avait leur préférence.
La glose est en strophe de 4 vers et en contient autant qu’il y a de vers dans le poème glosé. Chacun de ces vers constitue, à son rang, le 4ème vers de chacune des strophes de la glose.
Chaque vers composant la première strophe est la conclusion de la strophe suivante, et ainsi de suite.
Les rimes sont croisées (ABAB) et sans alternance masculine/féminine pour passer au quatrain suivant
La glose est un long poème : 4 x 14 = 56 vers. Ajoutés aux 14 vers du sonnet, cela donne une pièce poétique de 70 vers au total.
Les strophes de la glose peuvent être des quatrains, des quintils, des sizains...etc.
Attention, plus le texte parodié est long, plus la glose est longue. Il est donc préférable de gloser sur des textes courts.
On peut également gloser ses propres textes sans parodier forcément ou composer soi-même les vers sur lesquels gloser.
En espagnol, le mot Glosa désigne une forme poétique savante en vers octosyllabiques : un quatrain est repris à la fin de chacune des strophes suivantes de dix vers (décimas), chaque
strophe se présentant comme un commentaire du quatrain précédent. Cette forme poétique a été définie par V. Martinez Espinel (Diversas rimas, 1591).
Sonnet de Job
Job de mille tourments atteint
Vous rendra sa douleur connue,
Et raisonnablement il craint
Que vous n’en soyez point émue.
Vous verrez sa misère nue ;
II s’est lui-même ici dépeint :
Accoutumez-vous à la vue
D’un homme qui souffre et se plaint.
Bien qu’il eût d’extrêmes souffrances,
On voit aller des patiences
Plus loin que la sienne n’alla.
Il souffrit des maux incroyables,
II s’en plaignit, il en parla,...
J’en connais de plus misérables.
Isaac de Benserade
Source :
Wikipedia
Les accents poétiques
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